Je suis entrée au répertoire des traducteurs de l’ONU !

(O LCE-2012-Spanish Translators. Parte VI. )

Par Amaia GÓMEZ. Traduit par Martine JOULIA.

Je ne demanderais pas mieux ! Ce cri, hélas, ce n’est pas moi qui l’ai poussé. En revanche, j’en connais deux qui l’ont probablement hurlé aux quatre vents : Olga Campos et Ana Puga, que je félicite d’ailleurs personnellement pour ce remarquable exploit, le pourcentage d’élus étant en effet extrêmement faible. Olga a réussi à la première tentative, Ana à la seconde. Avec de la persévérance, on arrive à tout !… Alors, pour ma part, je suivrai leur exemple.

Comme je ne suis pas en mesure, c’est évident, d’expliquer à la première personne en quoi consiste les étapes de l’examen préalable à l’entrée dans cette fameuse liste, j’ai décidé d’interviewer Olga afin qu’elle m’en raconte la dernière partie : l’entretien personnel qui suit l’épreuve écrite. Je mets ainsi un terme à la série d’entrées que j’ai consacrées à la question, que vous pouvez consulter grâce aux liens suivants : http://wp.me/p1CP3Z-4y, http://wp.me/p1CP3Z-4I, http://wp.me/p1CP3Z-4W, http://wp.me/p1CP3Z-5q et http://wp.me/p1CP3Z-5H.

Mais avant tout chose, laissez-moi vous présenter Olga :

Olga 72 ppp 27-6-13Diplômée en traduction et interprétation de l’Université Pompeu Fabra de Barcelona (1999) et traductrice assermentée de langue anglaise, Olga Campos a achevé un mastère de traduction médicale et sanitaire à l’université Jaume I de Castellón (2008), formation qu’elle enseigne actuellement et concilie avec des activités de traductrice indépendante.

Nous nous sommes connues à Salamanque en septembre 2012, à l’occasion de l’écrit de l’examen et nous avons immédiatement sympathisé, tant et si bien que nous sommes restées en contact. Mais, comme j’imagine que ce n’est pas notre histoire d’amitié qui compte ici, j’irai à l’essentiel.

Olga, nous avons passé l’écrit le 11 septembre 2012 ; pour ma part, j’ai reçu l’annonce de mon échec le mercredi 6 mars, mais les personnes qui ont réussi ont été averties un peu plus tôt, le vendredi 1er mars il me semble. Comment cela s’est-il passé, car je crois même que c’est le vendredi en fin d’après-midi, vers dix-neuf ou vingt heures, que tu as cessé d’attendre devant ton ordinateur, c’est bien ça, non ?

Salut Amaia. Avant tout, merci beaucoup pour tes félicitations, faire ta connaissance à Salamanque a été génial ; je me souviens parfaitement du plaisir que m’a procuré la bière que nous avons bue sur la plaza Mayor après tant d’heures d’examen ! C’est vrai, pour moi, cette dernière année a été pleine de changements, de projets, d’attentes, de rêves et d’agréables surprises. J’ai appris que j’avais réussi le vendredi 1er mars vers  20 h 30. Je m’en souviens d’autant mieux que mon mari avait justement un dîner ce soir-là et que j’étais seule avec mes enfants, à jouer dans le séjour. Par hasard, je me suis levée et j’ai vu s’allumer la lumière rouge du téléphone qui indique l’arrivée d’un message. Quand j’ai vu d’où venait ce courriel, je suis restée pétrifiée ; tant de mois à attendre une réponse et elle arrivait enfin… Je l’ai immédiatement ouvert, mais le temps qu’il a fallu au PDF de réponse pour s’afficher m’a paru interminable. Mais c’était bien ça ; j’ai eu du mal à l’assimiler dans un premier moment, mais j’étais extatique et la sensation a duré plusieurs jours.

La lettre annonçait que vous seriez informés plus tard de la date et du lieu de l’examen ; dans ton cas, ça a été le 9 avril, à Madrid. Combien de temps cette deuxième convocation a-t-elle mis à arriver et combien de confrères as-tu rencontré à Madrid ?

Exact. Dans la lettre, on nous a donné 4 jours ouvrables pour renvoyer notre Personal History Profile mis à jour, en plus d’un scan de nos diplômes et de notre passeport. Ceci fait, le 21 mars, j’ai reçu une autre lettre dans laquelle on me communiquait que l’examen était programmé pour moi le 9 avril à Madrid.

Avant ce 1er mars, je ne connaissais que deux personnes (dont toi) qui s’étaient présentées à l’examen. Dans l’euphorie de la réussite, j’ai publié un message sur Twitter et d’autres filles ont fait de même. C’est comme ça que j’ai fait la connaissance d’Ana Puga, d’Alicia García et d’Antía Collazo ; nous avons échangé nos adresses de courrier électronique et nous sommes en contact depuis. Pour moi, elles ont été un grand soutien, nous avons partagé soucis, doutes et peurs, et toute cette partie de la procédure a été beaucoup plus facile à vivre grâce à cela. En plus d’Ana, d’Alicia et d’Antía, grâce à Twitter, j’ai aussi connu Sabela Avión, qui travaille au siège de l’ONU à Genève et qui a été formidable avec nous, répondant à nos doutes sur l’organisation et sur ce qui nous restait à vivre de la procédure de sélection.

Finalement, nos entretiens à toutes les quatre ont été programmés entre le 8 et le 9 avril, ce qui fait que j’ai pu voir Ana et Alicia, et déjeuner avec elles à Madrid.

Je dois dire que le mien était prévu à la première heure, le 9, et je crois qu’ils laissaient une marge d’une heure entre entretien et entretien, ce qui fait qu’on ne rencontrait pas d’autres candidats, ni à l’arrivée ni au départ.

Il y avait eu aussi quelques auditions la veille, non ? Et à Genève ? Sais-tu combien de personnes ont passé cette phase de l’examen ?

Oui, à Madrid, il y a eu des entretiens le 8 et le 9 avril et j’ai su que le jury devait se rendre ensuite à Genève pour auditionner d’autres personnes. Par contre, je ne sais pas si les entretiens de New York ont eu lieu avant ou après les nôtres.

Quant au nombre d’admis, la liste n’en a jamais été affichée sur le site Web de l’ONU, mais je crois qu’Ana a su par un confrère qui y travaille que nous étions 19 à avoir réussi l’écrit sur les 306 candidats.

En quoi consistait l’épreuve : parties, durée, caractéristiques du jury…?

Le jury était composé des responsables des services Traduction de New York et Génève, d’une senior reviser de Genève et d’un responsable de Ressources humaines également venu de New York.

À mon arrivée, on m’a donné un texte d’une demi-page environ en me disant que j’avais dix minutes pour le lire et le préparer. Puis on est venu me chercher et je suis entrée dans la salle où siégeaient les membres du jury.  J’ai traduit le texte à vue et j’ai répondu aux questions qui m’ont été posées sur la traduction (ils m’ont essentiellement demandé de leur proposer des solutions alternatives à certains termes que j’avais choisis, ou encore de reformuler une phrase).

Cette partie d’examen terminée, le reste de l’entretien s’est déroulé en anglais, sur le modèle de ce que l’ONU a coutume d’appeler competency-based interview. Ce n’est pas un entretien de travail comme ceux dont nous avons l’habitude, c’est un peu “particulier”. Tu vois, dans la convocation des examens, il était précisé qu’on apprécierait pour ce poste des compétences de professionnalisme, de travail en équipe, d’apprentissage continu et de maîtrise des nouvelles technologies. Aussi, toutes les questions qu’on m’a posées tournaient autour de ces compétences et on m’a demandé de fournir des exemples réels de ma vie professionnelle (ou personnelle) susceptibles de démontrer que je possédais les compétences requises. Par exemple, une des examinatrices m’a demandé de raconter une situation dans laquelle j’avais eu à travailler en équipe, et d’expliquer comment j’avais résolu un problème qui avait pu se présenter. Ils m’ont également demandé quelles qualités, à mon avis, devait avoir un bon traducteur professionnel. Je dois avouer que c’est assez impressionnant, mais ça a été 45 minutes de conversation, calme et naturelle, je ne suis sentie à aucun moment intimidée, et tout le monde a été très aimable, de mon entrée dans la salle jusqu’au moment où je l’ai quittée et où j’ai pu respirer.

Ensuite, quand vous a-t-on annoncé que vous entriez au répertoire ? Sais-tu combien de personnes ont été admises parmi les candidats de la dernière épreuve ?

Non, je ne sais pas combien de noms comportait la liste finale, on reçoit très peu d’infos à cet égard. J’ai eu la bonne nouvelle le 24 mai, à  23 h 30… Ils communiquent à partir du siège de New York, ce qui fait que j’ai toujours reçu leurs messages « en dehors des horaires de bureaux ». Comme je savais que la réponse était imminente,  mon mari n’a pas arrêté de plaisanter toute la journée avec « la petite lumière rouge du téléphone », et, juste avant de dormir, il m’a demandé, moqueur, si j’étais capable de me coucher sans y jeter encore un coup d’œil. Et, comme la fois d’avant, il était là, dans ma boîte, un nouveau message avec une merveilleuse nouvelle qui, je l’espère, va changer ma vie dans les mois à venir.

J’espère que, maintenant, on va vous proposer un poste de travail… Guillermina Ruiz s’en est vue proposer deux en l’espace d’un mois, alors tu peux commencer à préparer tes valises .

Mes plus sincères félicitations, encore une fois, et merci de m’avoir accordé cet entretien, Olga !

Cordialement, Amaia

Merci à toi, Amaia, pour l’excellent travail que tu fais par l’intermédiaire de ton blog, qui doit être utile à énormément de gens, et pas seulement des traducteurs du domaine technique. J’espère avoir de bonnes nouvelles dans quelques mois et, bien entendu, quand j’en aurai, je t’écrirai pour te raconter. Bisous.

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iniciativa en pro del acercamiento entre técnicos y traductores especializados y en busca de la calidad técnica y lingüística óptimas de la documentación que generan. Si quieres colaborar, puntual o habitualmente, ponte en contacto con nosotros en proTECTproject@ymail.com

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