Congrès du Xe anniversaire d’Asetrad – Tolède, 2013

par Laura PERAL. Traduit par Martine JOULIA.

IMAG0078Les 27 et 28 septembre derniers, l’Asetrad a fêté son dixième anniversaire à Tolède, avec un congrès auquel j’ai assisté en qualité d’intervenante. Je vais tenter de rendre compte de ce week-end, mais il est à peu près certain qu’il restera beaucoup à dire.

J’aimerais tout d’abord féliciter l’organisation car le congrès a été une réussite, avec des interventions et des ateliers réellement intéressants ; mais c’est la quantité (et la qualité) des confrères qu’il m’a donné l’occasion de rencontrer qui m’ont le plus enchantée. J’ai également retrouvé de vieilles connaissances, et enfin mis un visage sur bien d’autres noms. Je dois reconnaître que lors des pauses-café, des repas et des sorties nocturnes, on noue pas mal de contacts, et c’est là une part très importante d’un congrès.

Mon arrivée à Tolède, le vendredi, a été quelque peu précipitée, mais après ma présentation, le matin, j’ai pu me détendre et profiter du congrès le reste du week-end. Le vendredi, nous avons parlé de collections et de corrections (Alberto Gómez Font) et de traduction littéraire (Alicia Martorell, Gabriel Hormaechea, Carmen Montes et Pilar Ramírez). Pour ma part, j’ai évoqué la situation de la traduction technique et présenté proTECT project. Évidemment, ne disposant que de 20 minutes, il y a bien des choses que je n’ai pas pu aborder, mais la réponse a été plus que positive. De nombreux traducteurs techniques se sont intéressés au projet, confirmant ce dont je me doutais : nous ne sommes pas seuls, d’autres pensent comme nous. J’ai eu la même impression que lorsque j’ai entendu Amaia présenter proTECT project pour la première fois, il y a un an, lors d’une causerie au siège de l’APTIC, à Barcelone. En tant que traductrice indépendante (participant rarement à des manifestations avec d’autres traducteurs et associations, je le reconnais), on vit dans sa bulle, avec ses traductions, ses clients, ses joies et ses frustrations, mais quand on en sort on constate que d’autres traducteurs vivent la même chose que soi. C’est ce dont je me suis rendu compte au repas du vendredi.

Poursuivons avec les ateliers du vendredi. Pour ma part, le premier atelier auquel j’ai assisté était celui de Tony Rosado : Comment entrer sur le marché américain de l’interprétation : une approche pratique. Tout simplement génial ! Tony nous a parlé de différences culturelles, des caractéristiques du Nord-américain et du marché de l’interprétariat aux USA. Assister à son atelier a été un vrai plaisir, notamment parce que cela m’a fait réfléchir sur l’importance de comprendre (et d’interpréter) une culture différente, et pas seulement la langue.

Le second atelier a été celui de Diana Soliverdi : Consécutive : le taureau par les cornes. Tout aussi spectaculaire. Un atelier très pratique au cours duquel nous avons pu vérifier que le défaut de mémoire, la prise de notes ou encore la peur de la traduction consécutive sont des maux partagés par beaucoup d’interprètes.

Le vendredi a pris fin avec un dîner, une visite nocturne spectaculaire de Tolède et quelques verres pour couronner la soirée.

Le samedi, nous avons parlé de traducteurs en formation (Carmen Valero), du rôle de l’AETI (Elena González et Christian Olalla), nous avons philosophé sur la traduction (Javier Mallo), on nous a présenté la revue de l’Asetrad (Isabel Hoyos), nous avons appris à coordonner des traducteurs (Luisa Calatayud), nous avons fait un voyage dans le sud-est asiatique pour voir comment on traduit les langues “exotiques” (Nadchaphon Srisongkram) et nous avons assisté à une table ronde sur l’interprétation dans les services publics (Raúl García, Carmen Cedillo, Laura Izquierdo et Pilar de Luna).

Le clou du congrès aura été sa clôture en musique. Une surprise sur toute la ligne… nous avons énormément ri, et vu que les traducteurs savent aussi chanter, jouer la comédie et faire rire.

Et, pour finir de faire connaissance et prendre congé jusqu’au prochain congrès, il y a eu un dîner officiel et une tournée des bars et discothèques tolédans jusqu’au petit matin. Nous avons parlé du travail et de la vie, tenté de refaire le monde, mais je ne suis pas sûre que nous soyons arrivés à une conclusion (vu les quantités de vin éclusées).

Je vois un signe dans le fait que le congrès ait eu lieu à Tolède ; c’est en effet la ville où j’ai commencé à parler, à l’âge d’un an et demi. C’est sur le seuil de la Cathédrale de Tolède que j’ai prononcé mon prénom correctement pour la première fois (jusque là, je m’appelais “Blabla”). Et depuis, selon mes parents, je me suis mise à parler comme je vous parle aujourd’hui. J’ai été précoce avec les langues, et c’est à Tolède que ma passion pour elles s’est éveillée.

En définitive, je recommande d’aller aux congrès, séminaires, ateliers, dîners ou autres réunions professionnelles ou festives entre traducteurs et interprètes. Ça ouvre l’esprit, on apprend énormément et on rencontre des gens merveilleux. Alors, on se voit au prochain rendez-vous “traductoriel” !

About proTECT project

iniciativa en pro del acercamiento entre técnicos y traductores especializados y en busca de la calidad técnica y lingüística óptimas de la documentación que generan. Si quieres colaborar, puntual o habitualmente, ponte en contacto con nosotros en proTECTproject@ymail.com

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